Probablement le jeu qui m’a le plus déçu à cette Gamescom. Et pourtant l’un de ceux que j’étais heureux de pouvoir tester. Je ne suis pas fan de One Piece (j’ai dû lire 10 tomes à tout casser) mais la promesse d’un open-world dans l’univers d’un animé avait de quoi me plaire. Mais ça, c’était avant de jouer à la démo de One Piece World Seeker. Tout d’abord, j’ai eu la très désagréable impression de jouer à un beat’em all lambda dans un environnement cloisonné. Aucun signe d’open-world durant les 20 minutes de la démo. Quant au bras élastique-grappin des bandes-annonces, il n’était utilisable que sur certaines surfaces scriptées.
On peut se rabattre sur les graphismes et la direction artistique du jeu, qui respectent au pixel l’esthétique de l’anime. Techniquement, les développeurs maîtrisent le cel-shading et proposent de superbes animations (comme la chemise de Luffy qui virevolte au gré du vent) ainsi qu’un jeu de couleurs éclatant qui permet d’oublier les quelques textures moins convaincantes du décor. Et bien sûr, quelle joie pour les fins connaisseurs d’entendre les voix (officielles, il semble) de leurs personnages préférés. À noter que le casting, qui évolue dans un scénario original, verra le retour de personnages récurrents phares du dessin animé.
Mais les graphismes ne font pas tout. Le gameplay s’est avéré très pauvre durant cette démo. Luffy peut discrètement neutraliser ses ennemis par derrière ou projeter son bras élastique à l’aide de la gâchette, comme une arme à distance. Une fois le combat lancé, on enchaîne moult combos joliment animés mais on en fait très vite le tour car on se retrouve à taper la même touche ad nauseam pour terrasser ses ennemis. La formule ne change pas pour les boss, si bien qu’on se fatigue à faire tout le temps la même chose. Ces phases d’attaques interminables remplissent des petites orbes jaunes qu’on peut dépenser pour activer les attaques spéciales de Luffy. J’espère sincèrement que la pauvreté du gameplay est due à la démo car si le jeu final ressemble à ça, il y a de quoi s’inquiéter, d’autant qu’il est toujours prévu pour 2018.
Musa