Il est beau, il est chaud, voilà enfin Far Cry 6 qui nous refait voyager sous les sunlights des Tropiques. Mais ce nouvel opus sent-il le réchauffé ou parvient-il à convaincre ? On vous donne la réponse immédiatement dans ce test !
Far Cry 6, le retour aux sources tant attendu
Far Cry étant l’une de mes licences préférées, j’attendais ce nouvel épisode avec beaucoup d’impatience. D’autant plus que les derniers volets m’avaient un peu moins convaincu puisqu’ils s’éloignaient de ce qui faisait l’essence même du jeu, j’ai nommé “la jungle”. Et bien sachez qu’avec Far Cry 6, Ubisoft nous gratifie d’un retour aux sources très agréable puisque l’aventure se déroule sur une île tropicale dirigée par un dictateur complètement psychopathe. Cette île, nommée Yara, ne manquera pas de nous faire penser à Cuba et à son régime totalitaire.
Le but du jeu étant de renverser Antón Castillo, incarné par Giancarlo Esposito qui jouait dans Breaking Bad, et de rendre sa liberté à un peuple opprimé par la dictature. Comme à chaque fois, on retrouvera donc un grand vilain très charismatique qui nous gratifiera de scènes d’anthologie.
L’épisode le plus abouti de la licence
Inutile de tourner autour du pot, Far Cry 6 est extrêmement réussi puisqu’il va piocher çà et là dans les points forts des opus précédents, tout en corrigeant ce qui n’allait pas (enfin je ne parle de l’intelligence artificielle, il ne faut pas rêver). On se retrouve donc face à l’épisode le plus abouti de la licence et c’est un réel plaisir d’arpenter l’île de Yara. Parlons tout d’abord de Dani Jojas, le héros que l’on incarne, qui prend beaucoup plus de place dans l’histoire en étant intégré aux cinématiques et à certaines phases de construction de camps (en vue TPS).
À noter qu’il est possible de choisir son sexe au début du jeu, ce qui devrait plaire aux Wokes jamais contents. Pour ma part, j’apprécie fortement que le côté RPG des anciens titres ait disparu et qu’on ait plus de faux arbres de compétences tant appréciés par Ubisoft. Pour faire évoluer Dani, il suffira donc d’améliorer ses armes et son équipement, ce que je trouve beaucoup plus réaliste.
La carte est quant à elle assez comparable à celle de Far Cry 3. Le tout est bordé de plages qui font rêver et le milieu des terres est composé de forêts luxuriantes, de points de contrôles à prendre, de caches et de défis en tout genre. Je pense d’ailleurs que cette map est la plus grande que la licence ait jamais connue. Je n’ai pas encore eu le temps de la quantifier, mais la durée de vie semble assez impressionnante si on veut entièrement platiner le jeu.
En ce qui concerne la topographie du terrain, on évoluera entre grottes à explorer et sommets à gravir. Le grappin est donc de la partie et se révèle être un allié de taille pour progresser. On retrouve d’ailleurs tout un éventail de véhicules bien connus des fans et pour la première fois, il est possible de se déplacer à cheval, ce qui est très grisant. Et pour ceux qui aiment glander de temps en temps, les zones de chasse et les coins de pêche sont également au rendez-vous.
Des phases de combat beaucoup plus stratégiques
Comme je le disais précédemment, l’évolution de votre arsenal fait partie intégrante de la progression du jeu. On retrouve d’ailleurs une quantité d’armes assez impressionnante jamais vue auparavant. Comme dans les anciens épisodes, on pourra les équiper de mods tels que des viseurs ou des silencieux. Mais la grande nouveauté réside dans le type de munitions que l’on peut assigner à une arme. Et pour cause, chaque ennemi sera sensible à un type de balles. Il sera donc important d’avoir toujours sur soi les armes adéquates avant d’aller prendre possession d’un camp. Ce qui donne au titre un nouveau petit côté stratégique vraiment sympa qui apporte beaucoup de fraîcheur.
D’autre part, on sent également que Far Cry New Dawn est passé par là puisqu’il est possible de crafter des armes artisanales qui ressemblent fortement à celles du dernier spin-off de la licence. C’est vraiment chouette car ça apporte un petit côté DIY aux guerrilleros qui sont forcément moins bien équipés que les membres de l’armée de Castillo. Aux rayons des nouveautés, on retrouve également les Surpemos qui viennent se fixer sur le dos de Dani et qui sont assez comparables à des ultis. Chacun d’entre eux ayant une fonctionnalité distincte, il sera par exemple possible d’envoyer une pluie de rockets sur ses ennemis ou de balancer une décharge pour neutraliser les appareils électriques à proximité.
Pour le reste, le tout est assez classique puisqu’on pourra choisir d’attaquer les camps comme un bourrin ou de les infiltrer en prenant soin de désactiver les alarmes. À noter qu’on ne sera plus accompagné de mercenaires à l’IA douteuse, mais simplement d’animaux de compagnie ayant tous des capacités spécifiques. On retrouve notamment un alligator à qui il sera très rigolo de faire des câlins, un petit chien tout mignon qui ira distraire les ennemis ou un coq ultra vénèr qui défoncera tout ce qui bouge. Finalement, soulignons qu’il est possible d’équiper chaque partie du corps de Dani avec des pièces d’armure aux propriétés variées en fonction de l’approche que l’on voudra privilégier.
Mon avis en bref sur Far Cry 6
J’ai vraiment été conquis par Far Cry 6 qui s’avère être pour moi LE jeu de la rentrée. D’une part parce qu’il est vraiment magnifique et qu’il propose des décors très dépaysants. Et d’autre part parce que son ambiance est vraiment géniale. On évolue de mission en mission au gré d’une bande son latino comme on en entend rarement. Si je trouve d’ailleurs celui qui a mis du Ricky Martin dans la BO, je l’étripe car j’ai cette chanson en tête depuis des jours. Pour le reste, on est sur du Far Cry pur et dur et on retrouve tout ce qui a fait le succès de la série et bien plus encore puisque le titre ose innover sur certains points. Si vous cherchez un bon jeu à vous mettre sous la dent, je ne peux donc que vous conseiller Far Cry 6. Et comme le dit si bien Ricky : Livin’ la vida loca !
Pour plus d’informations sur Far Cry 6, rendez-vous sur le site officiel d’Ubisoft. Et pour d’autres tests, à très bientôt sur Sitegeek.
Johnny.